Les hommes et les femmes officiellement reconnus comme opposants au Cameroun sont-ils sincères ? A cette question je répondrai globalement par l’affirmative en accordant à tous le bénéfice du doute. Poursuivent–ils des objectifs nobles ? A cette question je répondrai aussi globalement par l’affirmative pour plusieurs d’entre eux.
Ont–ils réussi à convaincre la majorité des Camerounais qu’un autre ou d’autres dirigeants politiques, différents des hommes au pouvoir depuis des décennies, qu’un autre modèle politique, un autre modèle économique, un autre modèle social, un autre modèle culturel sont nécessaires à la Nation et au peuple camerounais ? La réponse est négative. L’opposition camerounais et j’en fais partie n’a pas convaincu les camerounais. Read more: Autopsie de la dépouille politique camerounaise
Dans le cadre de ses activités politiques le Parti des Démocrates Camerounais a décidé de tenir une quinzaine sur les libertés publiques et la démocratie au Cameroun. Les sous-préfets de Yaoundé 1er et 3ème refusent de nous laisser tenir des réunions et manifestations publiques. Il nous est recommandé par les mêmes sous-préfets de tenir nos réunions dans des lieux clos. Le Parti des Démocrates Camerounais a voulu tenir une réunion le 23 février 2011 dans un local clos appartenant à l’église catholique. Grande fut pourtant notre surprise de voir surgir avec violence des troupes de policiers armés, et des véhicules antiémeutes. Nous serons séquestrés et notre journée se terminera dans les geôles du commissariat du 7ème arrondissement de Yaoundé. Monsieur Paul Biya est un frein et un empêchement réel à toute idée nouvelle, à toute relance de la nation sur des bases saines, plus dynamiques et innovantes. Le départ du pouvoir du Président Paul Biya inaugurera une ère nouvelle pour un nouveau départ du Cameroun vers un essor certain.
Read more: Louis Tobie Mbida : « Lorsque sonnent les tam-tams de la mort, seuls les vivants les entendent »Le Dr. Louis-Tobie MBIDA est prêt et déterminé à saborder le système des choses bâties par M. Paul BIYA et son prédécesseur M. Ahmadou AHIDJO. Il a hâte de construire un couple nouveau composé de l’Etat et du citoyen, un duo où le camerounais sera au centre et demeurera le centre des préoccupations gouvernementales. Conscient de l’immensité de la tâche et des difficultés existantes, le projet de société du Parti des Démocrates Camerounais (PDC) pensé et élaboré pour apporter des réponses justes et appropriées aux questions légitimes des camerounais. Il est disponible sur Internet aux adresses www.pdc-cpd.org et www.blog-pdc-cpd.org. Read more: Réalisons notre choix et installons une nouvelle voie politique
La chute du mur de Berlin a vu naître le « Vent d’Est » vers fin des années 1980 - début des années 1990. La révolution tunisienne a déclenché le « Printemps magrébin » soufflant depuis la fin du mois de décembre 2010. Le traitement de l’information en provenance de pays du Maghreb par les médias d’Etat d’Afrique subsaharienne est parcimonieux, parcellaire, insuffisant et superficiel. La raison en est : une peur de la contagion. Les ingrédients qui ont provoqué des changements en Tunisie et en Egypte sont présents au Cameroun : 23 ans de pouvoir pour le dirigeant tunisien, 32 ans pour le dirigeant Egyptien et 29 ans pour le dirigeant camerounais Paul Biya. Les dernières élections de décembre 2010 contestées par les opposants égyptiens donnaient plus de 85 % au parti au pouvoir en Egypte. De mémoire de camerounais les dernières élections libres se sont déroulées au Cameroun en 1960. Les élections législatives de 1964 connurent la présence d’une seule liste alternative : celle du Parti des démocrates Camerounais conduite par Madame Embolo Marguerite épouse du tout Premier chef de gouvernement, premier chef de l’Etat autonome du Cameroun autonome, premier prisonnier politique du Cameroun indépendant. Le Parti des Démocrates Camerounais selon les résultats réels avait remporté ces élections dans la région du Nyong et Sanaga. La région du Nyong et Sanaga est aujourd’hui divisée en trois parties le Centre, le Sud et l’Est.
Read more: Le pouvoir au Cameroun repose sur la répression, la peur, le mensonge et le mépris des camerounaisAu Cameroun au lieu de criminaliser le tribalisme on a stigmatisé et flétri l’appartenance à une tribu. Voila pourquoi dans le Cameroun de 2011 celui qui se permet de reconnaître officiellement qu’il est Beti, Bamiléké, Foulbé, Kirdi, Bafia, Bakweri, Bassa, Bambara, Douala, Mundang, Banen, Mbo, Kaka, Ngumba, Babouté, Sanaga ou de quelque autre des plus de 200 tribus camerounaises est aussitôt mis à l’index et traité de tribaliste.
Je ne partage pas cette posture hypocrite. Je ne suis pas, je n’ai jamais été et je ne serai jamais tribaliste et si un jour je suis aux affaires je ferai voter une loi pour sanctionner sévèrement le tribalisme au Cameroun.
Read more: Louis-Tobie MBIDA : « A Belinga Ya, Yi amala ? Belinga, sommes nous maudits ? »Je félicite le peuple frère de Tunisie pour son courage, sa détermination et sa conscience collective. La capacité d’indignation de tout un peuple et la colère structurée des citoyens d’une Nation sont les garants de sa libération.
La loi fondamentale, la constitution sont les cadres juridiques qui régulent les conditions d’accession au pouvoir, nous le savons tous et l’admettons sans réserve. La durée du mandat présidentiel, la fréquence des mandats et les modalités d’alternance dans des pays où les normes démocratiques et républicaines sont respectées, sont consignées dans la constitution.
Read more: Réflexions de Louis Tobie Mbida au lendemain de la Révolution Tunisienne du 14 janvier 2011Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur Paul BIYA
Président de la République du Cameroun
A propos du Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE)
Excellence Mr le Président de la République,
J’avais 4 ans et 3 mois lorsque vous accédiez à la magistrature suprême le 06 novembre 1982. Je me souviens encore de la joie et de l’allégresse que je percevais autour de moi malgré mon âge. Les adultes de cette époque parlent aujourd’hui encore de la satisfaction sur les visages de milliers de camerounais, l’espoir renaissait.
Read more: Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur Paul BIYALe Cameroun compte 231 partis politiques légalisés mais au 8 janvier 2011, nous estimons qu’il n’existe que trois partis politiques que nous pouvons considérer comme de véritables partis politiques d’opposition : il s’agit de l’ADD de Monsieur Garga Haman Adji, de l’UDC de Monsieur Adamou Ndam Njoya et du PDC de Louis Tobie MBIDA.
Le Cameroun a des problèmes politiques, économiques et sociaux. Cette affirmation n’est plus à démontrer.
Au Cameroun les gens ne font plus confiance aux différents partis politiques car ayant été déçus après des promesses non tenues par les partis ayant accédé à l’assemblée nationale du Cameroun depuis 1991. Les Camerounais aujourd’hui ne veulent plus s’inscrire sur le électorales pour cette raison.
Read more: Le Cameroun vers l’Ere Nouvelle