Monsieur le Président du PDC,
Il y a quelques semaines (le 19 Décembre 2010), vous avez posé un acte qui ne saurait me laisser indifférente au niveau du marché « Mokolo » à Yaoundé. En descendant dans cette arène pour vous exprimer aux Bayam-selam en langue nationale, vous avez inauguré une forme de communication politique digne d’un leader qui entend véritablement se rapprocher de son peuple. Une forme de rapproche qui d’ailleurs s’apparente au véhicule du message de la réconciliation de l’Africain/e avec lui/elle-même, vecteur d’un développement intégral et durable. Pour cette démarche originale, recevez mes vives et sincères félicitations.
Afin que cette option fasse tâche d’huile, il faudrait, à l’avenir, accorder une place toujours idoine à la communication en langue nationale lors de vos différents meetings politiques. Du fait que le triangle national est multilingue et non bilingue comme l’indique le discours officiel.
Dans l’optique de cette dynamique, il est vital que vous soyez accompagné d’un traducteur maitrisant les langues nationales de vos prochaines cibles dans le cadre de vos activités politiques. Pour la suite de vos différentes descentes dans d'autres localités du triangle national, pensez-en à être accompagné par un traducteur ou d'une traductrice.
J’ose le croire, vous avez, par cette sortie, établi un « pacte de la parole » entre les interlocuteurs. À la jeunesse camerounaise de suivre votre exemple. Surtout qu’à l’heure de la mondialisation, nous croyons fermement que la défense du patrimoine culturel et linguistique très diversifié du triangle national, ciment de l'intégration inter-ethnique, renforcera indéniablement notre unité nationale. Un accomplissement favorable à notre véritable participation dans la vie planétaire.
Monsieur le Président, recevez l'expression de ma distinguée considération.
Lydie Seuleu
Allemagne, jeudi 20 Janvier 2011