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De retour au Cameroun après 13 ans d’un exil volontaire, le président national du Parti des démocrates camerounais était face à la presse vendredi dernier 3 septembre 2010. Louis Tobie Mbida est rentré au bercail le 2 septembre dernier. Il se réjouit de participer désormais, de manière active, au changement politique au Cameroun. « Je suis venu pour poursuivre un combat politique sans effusion de sang. Tout combat progressiste est un combat juste. Tous ceux qui ont fait obstacle au progrès dans notre pays, ont mené un combat injuste », argue le président du Pdc – le Parti des démocrates camerounais. De son avis, il s’agit du Rdpc – le Rassemblement démocratique du peuple camerounais, le parti au pouvoir qui, selon lui, est composé de « quelques hommes qui ne se battent pas pour une idéologie, qui ne se battent pas pour défendre un projet de société mais, qui se battent pour des intérêts matériels ».

 

Le fils du premier Premier ministre du Cameroun André Marie Mbida, laisse entendre que le changement interviendra au Cameroun, pas par la violence mais par la qualité du discours. « Notre rôle aujourd’hui est de devenir des pédagogues pour professer la bonne leçon. Nous avons le devoir de remplacer aujourd’hui quelques démagogues par des pédagogues, et expliquer aux Camerounais pourquoi il faut changer les choses dans notre pays », indique le conférencier, expliquant qu’il s’agit de réaliser « une alternance politique et démocratique » et qu’il faut aussi « une alternative politique pour un Cameroun plus généreux et plus solidaire où enfin, chaque Camerounais et chaque Camerounaise auront le sentiment et la certitude d’appartenir vraiment à la nation ».

 

Renaissance


Selon Louis Tobie Mbida, le citoyen camerounais aura été colonisé sans respect, en simple membre sans nom et sans droit. Raison pour laquelle le président du Pdc estime qu’il est temps aujourd’hui que le citoyen camerounais ait des droits et connaisse ses devoirs, avec un Etat qui jouera le rôle d’accompagnateur, de conseiller et de soutien.

 

Né le 21 avril 1956, le fils d’André Marie Mbida et de Marguerite Embolo soutient qu’il va faire en sorte que les prochaines élections au Cameroun soient libres et démocratiques. « Lorsqu’on a la prétention de vouloir diriger le Cameroun, on devrait avoir le minimum d’intelligence nécessaire pour pouvoir contourner les pièges tendus par Elecam », souligne-t-il. Se réclamant être le fils spirituel et politique de plusieurs personnes tuées ou assassinées pour avoir résisté aux colons allemands et français, en défendant le Cameroun.

 

Il cite entre autres, le chef Priso Mbappe de Bonabéri tué en 1884, le chef Omgba Bissogo exécuté à Yaoundé en 1896, le lamido Oumarou de Maroua assassiné en 1902 et le chef Onambélé Nkou décapité à Yaoundé en 1914. « Le jour où il fut décapité, il eut une mare de sang parce que tous les chefs Eton de cette période, sont aussi décapités. Aujourd’hui à Yaoundé, il existe un endroit que nous appelons tous sans le savoir, Etoa-Meki. Le nom de ce quartier vient de ce jour-là », rappelle-t-il. Une minute de silence est observée en la mémoire de ces hommes.

 

L’on a été surpris de voir aux côtés de Louis Tobie Mbida, le président Isaac Feuzeu du parti dénommé Merci. Chapelle qui s’est toujours alignée derrière ce qui est appelé au Cameroun la majorité présidentielle. Quand l’opportunisme politique nous tient…

 

JEAN-PIERRE BITONGO

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