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Let us situate the next seven years under the Progamme ``A Dynamic, Solidary and Prosperous Cameroon''
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(...) le citoyen doit prendre conscience de ce qu'il représente véritablement, prendre conscience de sa valeur, de sa force. Sur le plan économique, il faut exonérer de toutes taxes douanières, tous les outils de développement au Cameroun. Ce qui permettra de créer des entreprises, et donc des emplois. L'Etat au Cameroun, ne peut pas tout faire, nous voulons moins d'Etat et plus d'initiative privée dans ce pays. Il faut que l'entrée au Cameroun de tout ce qui est produit agricole, soit taxée chèrement pour protéger l'agriculture Camerounaise.

 

 

Monsieur Louis Tobie Mbida bonjour, vous êtes de retour au Cameroun après 13 ans d'exil volontaire en France. Qu'est ce qui vous a fait partir du Cameroun ?


Je suis parti du Cameroun, le *07 juillet 1993 pour éviter la banalisation des mes idéaux, pour éviter de devenir vulgaire et de sombrer dans l'anonymat politique total que programmait le parti au pouvoir. La politique du RDPC à l'époque était de décrédibiliser les hommes politiques camerounais. Je suis parti parce que le RDPC se sentait tellement puissant qu'il écrasait les uns et le autres, la fraude électorale se pratiquait à outrance, j'ai préféré battre en retraite à ce moment là.

 

Alors qu'est ce qui vous fait revenir au pays aujourd'hui ?


Je reviens au Cameroun parce que le Rdpc qui était jubilatoire, qui se sentait extrêmement fort, il y a de cela 13 ans, est fracturé, fragmenté de l'intérieur, affaibli par les scandales politico-financiers, rejeté par les populations qui sont fatiguées d'être gérées par des hommes incapables de satisfaire leurs besoins les plus élémentaires.

 

Mais Monsieur Louis Tobie Mbida, le RDPC est le seul parti politique le mieux implanté sur l'ensemble du territoire national. Est ce qu'il n'y a pas un contraste entre vos propos et la réalité sur le terrain ?


Le RDPC est absent partout au Cameroun. La majeure partie des Camerounais sont incapables d'inscrire leurs enfants à l'école parce qu'ils n'ont pas les moyens. Des écoles où ils inscrivent ces enfants sont mal organisées, mal équipées. On y retrouve des clases à l'école primaire avec plus de 100 élèves là où il faudrait des clases de 12 à 20 élèves. Si on veut s'occuper correctement d'un enfant, il faut un enseignement pour maximum 20 élèves. Ce n’est pas le cas au Cameroun.

 

Mais vous critiquez aujourd’hui le parti au pouvoir à qui vous avez pourtant apporté votre soutien en 1992. Comment comprendre cette nouvelle position de votre part ?


Est-ce qu'il est interdit de divorcer de quelqu'un lorsqu'on n'est plus satisfait des conditions ? Est-il interdit de dire non quand on constate que ce n'est plus cela qu'on attendait de la personne avec qui on a éventuellement signé un accord ? Or dans le cas d'espèce, le RDPC déjà, à l'époque avait refusé de signer un accord avec le Parti des Démocrates Camerounais. La majorité présidentielle qui a été présentée aux uns et aux autres était morte née dès 1992. Je n'ai jamais été député ou maire, je n'ai pas participé à la gestion de ce pays pendant 28 ans. Si je conteste aujourd'hui pourquoi me reproche-t-on de contester ce que je n'approuve pas ? Est-ce parce qu'au cours d'une élection, j'ai fait une alliance de circonstance qu'on me reprochera pendant 40 ans d'avoir été associé à la victoire du RDPC en 1992 ? Au contraire c'est au RDPC qu'on devrait poser la question "Mais vous Rdpc, vous vous êtes associés à Mbida pour remplir un programme politique précis. Pourquoi ne l'avez-vous pas rempli ? On ne peut pas me reprocher aujourd'hui de me dissocier d'un accord tacite qui n'a pas été réalisé. On ne peut pas me reprocher aujourd'hui de divorcer des personnes qui n'ont pas tenu à leur parole. Ça se passe comme ça dans la vraie vie et c'est pareil en politique.

 

Que répondez-vous à ceux qui estiment que votre mécontentement est dû au fait que vous n'ayez pas reçu un poste ministériel ?


Lorsqu'on fait de la politique, c'est pour participer à la gestion du pouvoir, ou alors pour le gérer seul. Y a-t-il de mal à vouloir accéder à un poste politique quand on fait la politique ? Le reproche qu'on me fait c'est de vouloir accéder au pouvoir. Je représente un parti politique. Il est naturel que lorsqu'on fait de la politique qu'on veuille accéder à la gestion des affaires publiques dans un pays.

 

Quelles sont vos réelles intentions ?


Mes intentions ont toujours été les mêmes. Participer à l'installation d'un Cameroun meilleur, un Cameroun plus prospère, plus généreux et plus solidaire. Pour y arriver, j'ai le devoir de réorganiser le Parti des Démocrates Camerounais, de faire en sorte qu'il soit présent partout au Cameroun. Parce que je suis honnête contrairement à certains, le Parti des Démocrates Camerounais n'est pas bien implanté à travers tout le Cameroun. Ça prendra le temps qu'il faudra, mais je veux que nous soyons présents dans les 10 régions, les 58 départements, les 266 arrondissements et tous les bureaux de vote.

 

Vous dites vous même que votre parti n'est pas implanté partout au Cameroun, n'est ce pas là une grosse faiblesse par rapport au RDPC qui lui est implanté sur l'ensemble du territoire national ?

 

Une grosse faiblesse par rapport à quoi ? Le parti au pouvoir est au pouvoir depuis 28 ans. Qu’a-t-il réalisé pour les camerounais. Le faible aujourd'hui ce n'est pas moi. C'est le parti au pouvoir qui malgré les moyens de l'état qu'il avait, n'a pas su apporter aux camerounais ce dont ils avaient besoin. J'étais ce matin dans une radio avec les jeunes. Ils m'ont dit vous les hommes de l'opposition, tant que vous êtes hors du pouvoir vous tenez des discours mielleux, mais quand vous y arrivez, vous ne faites plus rien. Mais depuis 1960 quel est le parti de l'opposition qui a eu à accéder au pouvoir au Cameroun ? Il n'y en a pas. Si on veut vérifier de quoi je suis capable qu'on me laisse aller au pouvoir. On ne peut pas nous juger tant que nous n'aurons participer à quoi que ce soit. On nous interdit de dénoncer de parler de désigner qui est le véritable responsable du marasme que nous vivons aujourd'hui. Ce n'est pas possible, ce n'est ça la démocratie. En réalité on a l'impression que les méchants c'est nous l'opposition alors qu'en fait, les méchants sont dans le RDPC. Mais vous les journalistes, et certains camerounais se comportent vis-à-vis de nous comme si les méchants c'est nous. Moi Mbida, je n'ai rien fait de mal, je n'ai rien géré dans ce pays. Ce que je dis c'est que le Camerounais que je suis n'est pas satisfait des conditions politiques économiques, sociales et culturelles qui prévalent au Cameroun aujourd'hui. Il faut que ça change.

 

Qu'est ce que votre Parti promet aujourd'hui aux Camerounais Monsieur Mbida ?


La philosophie politique du Parti Des Démocrates Camerounis est de créer un couple nouveau entre l'Etat et le citoyen. Redéfinir le rôle de l'Etat dans la nation, déterminer de manière précise ce que c'est qu'un citoyen dans la nation. L'Etat devrait être le régulateur protecteur, l'Etat normalement est là pour soutenir le citoyen et pas pour le brimer, pour lui faire peur. On a instauré au Cameroun la peur du soldat, la peur du magistrat, du sous préfet. Il faut faire partir cette peur si nous voulons libérer l'initiative privée, si nous voulons installer la créativité au Cameroun. C'est cette créativité qui nous permettra de changer la société, de créer des emplois, des entreprises. En outre le citoyen doit prendre conscience de ce qu'il représente véritablement, prendre conscience de sa valeur, de sa force. C'est ce que nous voulons apporter. Sur le plan économique, il faut exonérer de toutes taxes douanières, tous les outils de développement au Cameroun. Ce qui permettra de créer des entreprises, et donc des emplois. L'Etat au Cameroun, ne peut pas tout faire, nous voulons moins d'Etat et plus d'initiative privée dans ce pays. Il faut que l'entrée au Cameroun de tout ce qui est produit agricole, soit taxée chèrement pour protéger l'agriculture Camerounaise.

 

Dr Louis Tobie Mbida, 2011 c'est bientôt. Il y aura l'élection présidentielle. Est-ce que vous serez candidat ?


Tobie Mbida est prêt à devenir candidat. Mais est-ce que Louis Tobie Mbida est candidat, le parti des Démocrates Camerounais nous le dira. J'attends qu'il se prononce. J'attends que les citoyens Camerounais m'encouragent effectivement à aller de l'avant dans ce sens.

 

Êtes-vous pour une candidature unique de l'opposition en 2011 ?


Je ne suis pas pour une candidature unique de l'opposition en 2011. Le Cameroun a souffert du parti unique pendant des années, nous n'allons pas recommencer avec cela. Je suis contre le parti unique qu'il soit de l'opposition ou du pouvoir. Les camerounais doivent se présenter devant les électeurs. Que ceux qui présentent un programme cohérent soient suivis par les uns et les autres. L'onction ne viendra pas de la candidature unique, mais de la volonté du peuple. Mais pour cela, il faudra que les partis politiques acceptent de travailler, de descendre sur le terrain, il faut que les Camerounais acceptent de les aider par ce qu'un homme politique ne peut pas faire seul ce travail. Au PDC, on va y arriver si effectivement on restructure le parti au niveau de la nation, au niveau des régions, des départements des arrondissements et au niveau des bureaux de vote. Et ce travail Louis Tobie Mbida ne peut pas le faire seul. On est accusé de ne pas être suffisamment performant, c'est vrai peut-être, mais comment voulez-vous que moi en tant que simple citoyen, je trouve les moyens d'être présent dans toutes les dix régions au même moment ? Je n'ai pas le don d'ubiquité. Pour avancer, il nous faut des hommes, femmes et des jeunes. Seul, moi Mbida, je ne peux rien, je l'avoue, je le reconnais. Mais c'est ensemble que nous pourrons y arriver.

 

Alors si le parti au pouvoir vous tendait la main pour une future alliance. Êtes-vous prêt à l'accepter ?


Je ne suis pas prêt à m'allier au RDPC. Je l'ai déjà dit et je le répète. Je trouve que cette question n'a pas sa raison d'être. On n'a pas à revenir sur les choses du passé. On regarde droit devant nous. Je suis venu pour me battre. Je me bats au nom du Parti Des Démocrates Camerounais. Si je dis non à une candidature unique de l'opposition, je ne dirai pas oui à une alliance avec le RDPC. Il faut que ce soit clair. Je vous remercie pour cette question d'ailleurs.

 

© Par Ericien Pascal Nguiamba

www.yaoundeinfos.com

 

* Le Dr. Louis-Tobie MBIDA avait quitté le Cameroun en 1997.