le Parti des Démocrates Camerounais (PDC), crée le 12 janvier 1958 à Abong-Mbang par André Marie Mbida et ses compagnons de lutte politique :
Ahanda Vincent, Akono Claude, Ambomo jean, Amougou Nguélé Paul, Atangana Adalbert, Ayissi Ntsama Jean, Banag Bernard, Betsi Crescence, Bikelé Ekani Gaston, Biyo’o Olinga François, Bounoungou Antoine, Djoumessi Mathias, Ebolo Mfou’ou Josué, Embolo Marguerite, Eloundou Messe Gaspard, Endémé Robert, Essissima Marie, Essola Jeanne, Logmo Antoine, Mabaya Jean Baptiste, Manga Bilé Blaise, Manga Françoise, Marigoh Mboua, Medou Mvomo Gaston, Moud Benjamin, Nana Tobie, Ndibo Mbarsola, Ndounokong, Ninekam Pierre, Noah Hubert, Nogo Eugène, Ongui Ahanda Joseph, Savom Pierre, Tanga David, Tina Athanase, Tsala Mekongo Germain, Tsoungui Enyegue Samson, Yakana Joseph, Ze Zo’o Salomon,
est un parti de gouvernement soucieux de la légalité républicaine et de la légitimité nationale dont les principes fondamentaux reposent sur la démocratie représentative, l’économie de marché, la libre entreprise, la redistribution des richesses, le progrès et la justice sociale. Les démocrates Camerounais quittent le gouvernement le 17 février 1958. Ils vont se battre le 29 octobre 1959 contre les pleins pouvoirs exigés par M. Amadou Ahidjo et feront une passage bref dans le gouvernement constitué en mars 1960 mais démissionneront de ce gouvernement qu’ils jugent peu démocratique. le Parti des Démocrates Camerounais va connaître les pires difficultés avec l’arrestation de son chef historique André Marie Mbida le 29 juin 1962. Il sera emprisonné à Banyo et à Ngaoundéré. Il sortira aveugle de cette prison politique trois ans plus tard et sera maintenu en résidence surveillée durant de nombreuses années pratiquement jusqu’à sa mort le 2 mai 1980. Les principaux dirigeants et militants du PDC seront incarcérés dans les camps de concentrations de Mantoum, Tcholliré et Mokolo à la suite des élections législatives d’avril 1964 conduites par Madame Mbida Marguerite née Embolo. Le PDC en sortira vainqueur mais le parti au pouvoir en décidera autrement. le Parti des Démocrates Camerounais sera détruit et presque laminé après ces différentes péripéties. Après 29 ans de clandestinité, entre 1962 et 1991 le Parti des Démocrates Camerounais (PDC) est re-légalisé le 5 avril 1991.
Le PDC s’est présenté à diverses élections entre 1992 et 1997 : il a été présent aux élections législatives de 1992, aux municipales de 1996 et aux législatives de 1997. Durant cette période le PDC s’est heurté à deux problèmes : à la fraude électorale massive instituée par le pouvoir en place et à la peur des populations qui gardèrent en mémoire la répression qui s’abattit sur le pays pour avoir voté le PDC en 1964. Aux élections présidentielles de 1992 le PDC ne présentant pas de candidat et après analyse des quatre candidatures majeures de 1992 optera de soutenir le candidat au pouvoir dans l’espoir de voir le progrès et la démocratie participative s’installer au Cameroun après 1992. Les accords politiques et moraux ne furent jamais respectés par le parti au pouvoir.
Louis Tobie Mbida va choisir l’exil volontaire pendant 13 ans. Face à l’état de misère et de désolation dans lesquels se trouve le Cameroun de 2011. Le PDC a décidé de reprendre le combat politique, économique et social jusqu’à la victoire finale.
Le PDC est une des formations politiques du Cameroun, régie par la loi N ?90/056 du 19 décembre 1990 qui consacre la libéralisation de l’activité politique au Cameroun.
Notre action n’est par conséquent ni anonyme, ni clandestine. Nous assumons nos dé- clarations et positions politiques et sommes prêts à donner toutes explications nécessaires sur tout sujet en rapport avec nos projets et intentions. Des informations complémentaires sont accessibles sur le « PARTI DES DÉMOCRATES CAMEROUNAIS (PDC) », par les moteurs de recherche Google, Yahoo ! etc. le Parti des Démocrates Camerounais dispose :
Les partis politiques ont pour objectif d’exercer le pouvoir ou au moins d’y participer. Le pluralisme et la mise en concurrence de différentes formations politiques sont un des fondements de la démocratie et de la liberté d’opinion. Un parti politique est une Association organisée qui rassemble des citoyens unis par une philosophie ou une idéologie commune, dont elle recherche la réalisation, avec comme objectif, entre autres, la conquête et l’exercice du pouvoir. C’est donc une organisation au service d’une idée pour le bien de tout un peuple dans une nation.
Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Le suffrage universel ou droit de vote a permis le développement des partis qui animent la vie politique et participent au pluralisme, base de toute démocratie.
Cette exigence est inscrite à l’article 3 de la Constitution du Cameroun du 18 janvier 1996 modifiée le 14 avril 2008 qui dit explicitement ceci :
Art. 3.- Les partis et formations politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils doivent respecter les principes de la démocratie, de la souveraineté et de l’unité nationales. Ils se forment et exercent leurs activités conformément à la loi.
Le rôle essentiel des partis politiques est de participer à l’animation de la vie politique. En effet, l’article 3 de la constitution du Cameroun dispose que : « Les partis et groupement politiques concourent à l’expression du suffrage ».
De manière plus précise, les partis remplissent deux fonctions :
Historiquement, il faut distinguer différents types de partis :
le Parti des Démocrates Camerounais n’est pas un parti « de cadres », il souhaite devenir un véritable « parti d’électeurs éclairés » n’excluant pas les masses mais ne recherchant pas non plus une dictature populaire. En démocratie, l’individu, devrait conserver son libre choix car il porte en lui une part intégrante de la souveraineté nationale. La personne humaine reste au centre de toutes nos préoccupations. La démocratie est d’abord humanité avant d’être un simple schéma de pensée ou une idéologie permettant de séduire des foules pour accéder au pouvoir.
La démocratie est une attitude de l’esprit qui s’exprime par des choix moraux et se réalise par des actes concrets. La démocratie prend ses racines dans ce qu’il y a de plus humain en nous, c’est-à-dire dans la reconnaissance que l’autre est nous. L’autre souffre les mêmes douleurs, se réjouit des mêmes joies, aspire au bonheur et rejette le malheur. Cette reconnaissance de l’autre en nous est le fondement même de la démocratie. En d’autres termes la démocratie est européenne, américaine, asiatique, africaine, océanique, elle est tout simplement universelle et humaine, on ne peut pas la balkaniser.
Être démocrate c’est se réapproprier cette part d’humanité enfouie au plus profond de nous-mêmes qui permet de partager avec l’autre, d’être solidaires les uns des autres, de comprendre l’autre et de se mettre à la place de l’autre. Chaque fois que dans l’Histoire du monde cette vision de l’autre a eu à disparaître, l’Humanité a connu de terribles dérives et des ignominies telles que la « traite négrière » où des hommes venus d’Europe n’ont pas voulu reconnaître dans les Africains des humains comme eux, où durant la colonisation le colon avait bonne conscience malgré ses méfaits. Le colon n’a pas reconnu l’humain dans l’Africain.
De nos jours le dirigeant africain qui refuse de reconnaître dans son compatriote un frère, qui reste aveugle face à la misère de son propre peuple , qui refuse de se remettre en cause en acceptant le verdict des urnes ne reconnait pas dans l’Africain un humain. En somme, ces chefs d’État africains qui se comportent ainsi, n’ont jamais été et ne seront ja- mais des démocrates. Le vrai démocrate reconnait l’autre en lui et se reconnait dans l’autre, il n’est, par définition, ni haineux, ni raciste, ni tribaliste, ni partisan : il est humain, généreux et solidaire de tous les hommes.
le Parti des Démocrates Camerounais puise sa philosophie politique dans la dé- mocratie libérale. Combinaison des idées démocratiques et libérales, l’expression démocratie libérale est souvent traitée d’oxymore puisqu’elle repose sur deux principes qui peuvent entrer en contradiction : « Égalité et Liberté ». Par ailleurs, on peut aussi résumer la démocratie libérale en deux termes : « la Démocratie et l’Économie de Marché ». De façon simple, ce qui fonde l’existence d’un marché est la confrontation d’offres et de demandes qui permet de fixer un prix de façon libre. Certains économistes tels que Paul A. Samuelson et William D. Nordhaus définissent le marché comme « un mécanisme par lequel des acheteurs et des vendeurs interagissent pour déterminer le prix et la quantité d’un bien ou d’un service ». Ainsi, on considère que la démocratie est le marché du politique puisque qu’il est un système politique qui se fonde sur un rapport de marché, celui de la confrontation libre entre une demande et une offre politique.
Les penseurs libéraux, de Edmund Burke à Friedrich Hayek, se méfient du pouvoir absolu, quel que soit la personne qui l’exerce, que ce soit un tyran ou le peuple lui même : le danger est dans l’absolutisme et la démocratie peut être absolue. Les penseurs libéraux contestent également que la voix de la majorité des électeurs puisse être assimilée à la volonté du peuple en son entier.
Karl Marx a dénoncé le caractère « formel » des libertés dans les démocraties dites capitalistes en affirmant que les libertés proclamées ne pourraient être exercées réellement que par les riches qui constituent la classe dominante. Le parlement et les institutions ne formeraient alors qu’une superstructure qui masqueraient l’exploitation des travailleurs et des peu nantis. Les régimes socialistes et communistes ont opposé leurs régimes, baptisés démocraties populaires aux régimes capitalistes ou libéraux.
Raymond Aron, partisan des régimes libéraux, a opposé la liberté réelle des régimes capitalistes, où le niveau de vie augmente tandis que les libertés sont sauvegardées, à la liberté « idéelle » des régimes totalitaires et communistes, où la liberté individuelle est violée sans pour autant que l’égalité progresse. La légitimité de la démocratie libérale repose ainsi dans le peuple conformément à l’idée démocratique. Et conformément à l’idée libérale, le pouvoir est limité, divisé et médiatisé. Cette option se caractérise par la séparation des pouvoirs et la liberté de la presse.
le Parti des Démocrates Camerounais accepte et reconnait que si on s’en tient aux fonctions de l’État telles que généralement acceptées par la communauté internationale constituée des nations libres, démocratiques et indépendantes, il existe :
A. Relatives au traitement des externalités à savoir :
1. l’éducation;
2. la protection de l’environnement.
B. A la régulation du monopole consistant en :
3. la régulation des services;
4. l’anti-trust.
C. La maîtrise des imperfections de l’information à savoir :
5. les assurances;
6. la régulation financière;
7. la protection du consommateur.
D. La fourniture de l’assurance sociale qui porte sur :
8. la retraite par redistribution;
9. les allocations familiales;
10. l’assurance chômage.
A. La coordination des activités privées et la politique industrielle portant sur :
1. la stimulation des marchés;
2. les initiatives de groupe.
B. La redistribution qui consiste en :
3. une redistribution du capital.
le Parti des Démocrates Camerounais sait que le Cameroun ne pourra pas dans l’immédiat appliquer à la lettre un schéma de ce type, particulièrement en ce qui concerne les fonctions activistes et certaines fonctions intermédiaires de l’État mais nous sommes convaincus que notre devoir sera d’assumer toutes les fonctions minimales de l’État auxquelles il faudra ajouter l’éducation, les initiatives de groupe, les assurances, la régulation financière, les allocations familiales, la protection du consommateur. Ce schéma sera complété au fur et à mesure par les autres fonctions intermédiaires auxquelles s’ajouteront progressivement toutes les fonctions activistes de l’État. Le Cameroun de 2011 n’est pas seulement victime de la conjoncture économique internationale, il souffre d’abord d’un problème structurel et humain.
Les structures en place ne sont plus adaptées aux exigences de promotion d’une nation moderne. Les hommes et les femmes à l’intérieur tout comme à l’extérieur du Cameroun qui pourraient apporter un souffle nouveau et dynamiser le pays sont tenus à l’écart par crainte de faire de l’ombre à ceux qui sont aux affaires depuis presque un demi-siècle, c’est-à-dire depuis 1960, date des indépendances africaines.
En d’autres termes le problème camerounais est non seulement un problème de structures mais aussi un problème d’expertise. Les dirigeants actuels du Cameroun ne croient pas en l’expertise camerouno-camerounaise et préfèrent chercher conseil ailleurs au risque de remettre en cause la souveraineté et l’indépendance nationales.
Notre projet de société au PARTI DES DÉMOCRATES CAMEROUNAIS s’articule, autour de ces idées fortes.
Investissons nous pour le Cameroun dont le PARTI DES DÉMOCRATES CAMEROUNAIS sera toujours le vigilant défenseur.